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Le “théologico-politique”, c’est le coeur du pouvoir : sa puissance et ses apparats ; son verbe et ses gestes ; ses coups et ses armes.

Comment le “théologico-politique” pourrait-il faire l’objet d’une analyse critique, alors qu’il est au centre de la “lutte pour la reconnaissance” ?

Alors qu’il est aujourd’hui le socle de toute autorité, intellectuelle comme technique, et la sève de toutes les cléricatures et hiérarchies ?

Il n’y a qu’une voie pour l’appréhender : l’Evangile.

Précisément, parce que toutes les controverses théologico-politiques, aussi érudites et intéressantes soient-elles (Schmitt, Peterson, Voegelin, Blumenberg, Agamben, et d’autres), s’entendent sur ce point : évacuer l’Evangile, et nier la Parole vivante qu’il révèle, parce que, essentiellement révolutionnaire, elle est fondamentalement anti-théologique et anti-politique.

Le “théologico-politique”, c’est le fantasme de faire sans : sans la Parole qui renverse tout, la seule chose qui puisse s’opposer à la mondialisation totalitaire qui, progressivement, recouvre la terre et ensevelit l’humanité.

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